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  • Photo du rédacteurJacques Dieudonné

Mur de Gloire

A l’occasion de la célébration de réouverture de la chapelle St Joseph, Mgr Louis demande à Jacques Dieudonné de donner à l’assemblée quelques orientations à propos du fil conducteur de sa création.

Du  « Mur de Gloire »,  quelques propos . . .

 » A chaque fois que l’on me demande d’expliquer mon travail, la même question me vient à l’esprit : pourquoi expliquer avec des mots ?  »  Il me semble que la meilleure façon d’aborder une œuvre d’art est de la regarder, de se poser, de regarder, de faire silence … d’écouter sa voix intérieure.

La souffrance, l’abandon, la croix … est une expérience que nous connaissons tous avec plus ou moins d’intensité, une expérience que nous avons difficile à accepter et qui est souvent inacceptable !

Un certain Jésus est venu il y a deux mille ans … L’Évangile nous dit qu’il enseignait, qu’il bouleversait les habitudes, libérait les possédés, guérissait les malades, parlait avec les pécheurs, les prostituées …

Accomplissant la volonté de son Père au risque de la souffrance, de la mort !                 L’action de Dieu en Jésus, ne se termine pas dans la peur et la mort,                                 Jésus de Nazareth est ressuscité !                                                                                            Entrée définitive dans la vraie vie, dans la lumière de Dieu !

Voilà ce que Dieu nous propose, ce à quoi nous sommes appelés dès aujourd’hui. J’ai cherché à dire un peu cela dans cette réalisation murale : des zones d’ombres et de lumières, une croix qui est signifiée, qui n’est pas un aboutissement mais bien un passage.

La lumière à travers et au-delà de la croix, dans l’au-delà mais aussi dans notre réalité de tous les jours, souffrance, mort, résurrection !

Jésus-Christ, Dieu, lumière pour tous les Hommes, lumière pour l’humanité.

Jacques Dieudonné                                                                                                                     Diacre sculpteur

Châlons en champagne, 17 mai 2003

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Dans la revue diocésaine « Église de Châlons en Champagne » n°11, du 23 mai 2003 :

La Chapelle Saint Joseph : Chapelle de la résurrection !

         Ce samedi 17 mai en fin d’après‑midi, les nombreux fidèles qui entraient directement dans la chapelle rénovée de la Maison Saint Joseph à Châlons, après avoir jeté un coup d’oeil à la façade qui a retrouvé sa splendeur première, étaient saisis par la beauté harmonieuse de l’espace liturgique. Pourtant l’architecture ‑ inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques ‑ a été respectée et le volume équilibré n’est pas modi­fié. D’où vient cette impression d’une plus grande amplitude ? De la couleur bleue‑verte pastel des murs avec ses niches ? De la luminosité blanche de l’immense plafond avec ses moulures ? Peut‑être du sol remodelé, avec le large choeur qui permet de belles concélébrations ?

Le regard est tout de suite attiré par l’immense oeuvre de laiton qui donne vie à la grande niche au fond du sanctuaire. Les anciens se souviennent de la grande croix nue qui la fermait. Les plus anciens, de la statue de l’Immaculée Conception sur son nuage avec ses petits chérubins, éclairée par une lumière zénithale venue du ciel. La nouvelle composition, réalisée par Jacques Dieudonné, artiste sculpteur diacre du diocèse d’Albi, suggère la résurrection, à la fois croix du Christ et tombeau ouvert. Le métal est à la fois froid et chaleureux avec son éclairage indirect.

II n’y a pas d’explication à donner, nous dit l’artiste. II suffit de prendre le temps de contempler. Quand elles seront là, les Sœurs de l’Adoration pourront contempler le Christ dans son Eucharistie, et cet autre signe de l’amour inouï du Christ dans cette croix glorieuse. Jacques Dieudonné doit travailler à la réalisation d’un autel et d’un ambon qui complèteront le nouvel aménagement liturgique de cette chapelle.

 Au cours de cette messe de la dédicace et du 5è dimanche de Pâques, notre évêque artiste, visiblement heureux de cette rénovation ‑ on pourrait dire cette résurrection dans laquelle il s’est totalement investi ‑ a pu nous inviter à ne pas en rester aux signes, si beaux soient‑ils, pour passer de la beauté d’une église à la beauté de l’Église que nous continuons à bâtir, puisque nous en sommes les pierres vivantes. (…)

II était bon que la première réalisation menée à son terme de tout ce projet soit cette chapelle, cœur de la Maison de retraite Saint Joseph, du futur monastère de l’Adoration et de la Maison Diocésaine Odette Prévost.

 Jean GARNESSON Président de la CDAS


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