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  • Photo du rédacteurJacques Dieudonné

Grand Prix de la culture de la Région Midi-Pyrénées 1991


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                                                                                                                                                                                                                                Parlant de  ses créations, Jacques Dieudonné dit simplement qu’il aime bien varier. Il ajoute: « Cela peut être considéré comme une forme de touche-à-tout. Moi, je ne le crois pas, je me laisse interpeller par des matériaux différents en cherchant à respecter leurs caractéristiques propres … ». Jacques Dieudonné, sculpteur dans la région de Puylaurens depuis 1985, présente la particularité de s’exprimer à travers plusieurs matières aussi diverses que le cuivre, le bronze, l’argent et l’or, mais également la résine fibre de verre et les matériaux composites que les techniques d’aujourd’hui utilisent, par exemple, dans la construction, comme le Fiberton, à la fois fibre et béton, le matériau que l’architecte Ricardo Bofill a utilisé à Montpellier dans l’ensemble Antigone. Cette attitude et aptitude à « traiter » les matériaux anciens comme ceux de demain, font sa particularité.

Art sans frontière

On a pu le découvrir, il y a un peu plus de deux ans, au cours d’une exposition dans les grandes salles du musée Goya de Castres. Depuis, la CUMAV (Coopérative d’utilisation de matériel vidéo- travaille sur un film didactique destiné, à partir des oeuvres présentées ainsi que de nouvelles, terminées ou en cours d’élaboration, à montrer chaque technique que le sculpteur pratique.

Pour réaliser ce film en cours de tournage, il a ainsi achevé, l’année dernière, une sculpture en fibre de verre et résine de deux mètres. La technique s’apparente à la carrosserie automobile des prototypes de sport ou certains modèles originaux. Au contraire, la sculpture métallique de cuivre, qu’il est en train de terminer actuellement, travaillée au marteau, représente une technique ancienne, celle-là même employée par Bartholdi pour la célèbre statue de la Liberté de New-York. Prochainement, il annonce une structure en plâtre sur treillis métallique, elle-même moulée en résine et fibre de verre.

Ces techniques rejoignent, dans sa palette, la réalisation de bijoux à partir de métaux précieux, des « opérations » qu’il réalisa dans le passé mais abandonnées aujourd’hui en raison de l’extrême difficulté à concilier techniques et procédures administratives sur ce plan particulier.

Si l’on ajoute que Jacques Dieudonné accueille dans son atelier, des stagiaires venus de toute la France, et même de l’Europe, on comprendra mieux son rayonnement et la place qu’il tient, solitaire, en offrant à d’autres la possibilité d’une initiation qui dépasse les seuls aspects techniques pour aboutir au coeur même de l’art.

Reconnaissance de la région

Aussi difficile qu’il soit d’être à la fois « l’artiste » qui tutoie quelque part la création, et reconnu pour tel par les pouvoirs publics, Jacques Dieudonné n’en a pas moins obtenu une reconnaissance de la jeune région Midi-Pyrénées.

C’est en effet à lui qu’il a été demandé, en 1991, de réaliser le trophée Grand Prix de la Culture remis récemment à l’hôtel de région à sept créateurs de Midi-Pyrénées, aussi divers qu’Olivier Desbordes ou des religieuses d’une abbaye cistercienne. Il a représenté, pour ce faire, une croix occitane stylisée, ayant des arêtes comme torturées par quelque vent malin ou feu trop ardent. En même temps, une grande harmonie, un souffle, un équilibre traduisent la sérénité de l’oeuvre.

On retrouvera Jacques Dieudonné, cette année, au cours de diverses expositions. Notamment au musée de Gaillac où il poursuit avec le photographe Michel Foucault et le peintre Bernard Bygodt un dialogue où la création de chacun se répond en écho.

Jean-Pierre GAUBERT in : La Dépêche du Midi-Région – Spécial 13 – mercredi 5 février 1992.

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